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Le rôle et les missions des instances

En mai dernier, le Bureau national se réunissait pour travailler sur ses instances dans le cadre de la préparation du Congrès national. L’occasion de faire un bilan et de poursuivre la réflexion.

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Le Secours populaire, c’est 605 comités déclarés répartis sur toute la France. C’est aussi 80.000 bénévoles qui agissent au quotidien.

Le Congrès national se réunit tous les deux ans. Il rassemble environ mille délégués venus de toute la France. Ils ont été élus lors des congrès départementaux pour représenter leur fédération. Pour ce congrès, le SPF invite une centaine d’enfants.

Photo SPF/Lumien - Congrès de Brive en 2007.

À quelques mois de son congrès, le Secours populaire a mis au cœur de sa réflexion la vie des instances et leur rôle à tous les niveaux. Dans des comités, fédérations, comme à l’échelle nationale, des élus ne renouvellent pas systématiquement leurs mandats, tandis que d’autres sont invités à prendre place dans des instances locales, départementales ou nationales. Pour certains, c’est le bilan, et pour d’autres beaucoup de questions sur leurs missions d’élus. Quoi qu’il en soit, c’est l’occasion pour le mouvement de s’interroger sur ses instances, de réaffirmer le rôle respectif de chacune de celles-ci. C’est une réflexion à mener avant même de savoir quels seront les hommes et les femmes qui composeront les instances. En d’autres termes, ne faut-il pas se poser la question des besoins pour une solidarité plus forte avant de rechercher à composer la liste des amis candidats pour telle ou telle instance ? En effet, à quoi servent les instances, sinon à faire avancer la solidarité et le développement ? Ceci en respectant les conditions d’une gestion rigoureuse des moyens, notamment financiers.

Au Secours populaire français, la démarche est participative

D’autre part, il a été évoqué que ce qui fait la force du Secours populaire, ce sont ses 80.000 bénévoles. C’est pourquoi il faut réaffirmer la place prépondérante du bénévolat au cœur des instances. Malgré les difficultés que cela engendre parfois, c’est la marque du SPF, c’est aussi ce qui différencie le SPF des autres associations. Il est vrai que les instances du SPF ne ressemblent ni à celles d’une administration publique, ni à celles d’une entreprise privée, ni encore à celles d’une association intermédiaire. Une des particularités du SPF, c’est la place qu’il donne à tous ceux qui bien souvent n’ont pas la parole ou à qui l’on refuse les responsabilités. Alors que les assemblées générales et les congrès vont avoir pour thème principal les vingt ans de la Convention internationale des droits de l’enfant, des enfants y seront invités pour témoigner. Une fois de plus, le SPF se démarque en rendant les personnes concernées partie prenante des décisions. Lors de ces rendez-vous, il n’y a aura pas que les adultes qui parleront des enfants, mais les enfants eux-mêmes. Dans l’ensemble de ses instances, l’association privilégie cette démarche participative de tous les acteurs, qu’ils donnent ou qu’ils reçoivent. Et tous les deux ans, lors des congrès, il est toujours d’actualité d’offrir une plus grande place dans les instances à ceux et à celles qui s’impliquent dans nos actions, comme les jeunes, les actifs, les personnes accueillies, les partenaires... Au SPF, il n’est pas rare que des bénéficiaires deviennent bénévoles, puis prennent des responsabilités et partagent la réflexion avec les amis issus d’autres catégories socioprofessionnelles.

Il faut l'avis de tous

Il a aussi été question de l’aide et de l’accompagnement des élus. En effet, le bilan des dernières années est plus que positif, grâce aux formations mises en place et aux commissions de soutien. Par exemple, une aide et un suivi réguliers sont apportés aux trésoriers. Le soutien de la commission financière et les animateurs de gestion ont permis aux uns et aux autres de mieux remplir la mission qui leur était confiée. D’ailleurs, bien souvent des trésoriers apprécient de ne pas se sentir seuls. Un aspect essentiel pour ceux qui parfois n’osent pas s’engager dans ce domaine. Mais ces avancées doivent se poursuivre, c’est pour cela qu’un groupe de travail réfléchit sur l’accompagnement des comités et fédérations. Il est proposé que les élus soient encore plus et mieux accompagnés dans leurs missions et responsabilités. Il faut rassurer les amis qui hésitent à prendre des responsabilités et insister sur la dimension collective du travail. Des outils, des formations, des référents sont là pour les aider. À l’issue du Bureau national, il est proposé que ces questions et ces pistes de réflexion soient débattues lors des congrès départementaux programmés à l’automne.


Mise à jour le 
26/03/2010

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